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› Bienvenue dans mon jardin numérique
J’ai un dossier de brouillons « presque finis » qui dort depuis deux ans. Aucun n’est jamais sorti. À chaque fois il manquait un paragraphe, une source à revérifier, une transition qui clochait. Le polissage à l’infini est l’excuse la plus confortable que je connaisse pour ne jamais rien publier.
Donc j’arrête. Au lieu d’un blog, j’ouvre un jardin numérique, et la nuance change tout.
Pourquoi un jardin
Un blog réclame des articles longs, propres, terminés, optimisés et datés une fois pour toutes. La barre est si haute qu’on ne publie presque jamais. Un jardin assume l’inverse : on y plante des notes brutes de décoffrage qui peuvent rester « fit » pendant six mois, puis subitement tripler de volume un dimanche.
Rien n’est figé ici, et c’est exactement le but.
Comment ça tourne

J’écris dans Obsidian. Le plugin shell commands copie uniquement les notes marquées publish: true. Le push part vers mon Forgejo auto-hébergé, qui déclenche par webhook un déploiement Coolify sur mon VPS Hetzner. Le site lui-même tourne sous Astro. Le détail complet est sur la page colophon, parce que le « comment exactement » mérite son propre texte plutôt que trois lignes serrées.
Ce qui compte c’est que je possède mon canal de bout en bout. Mon serveur, mon git, mes notes. Aucune plateforme au milieu qui peut changer ses règles pendant mon sommeil.
Cette note est la première graine de mon jardin. Si tu la lis en ligne, c’est que le pipeline fonctionne. Reviens de temps en temps, ça aura poussé. 🌱